À Ohara, la sortie du bus ne se fait pas comme dans le centre de Kyoto. Là où les touristes équipés d’une carte IC descendent en quelques secondes après un simple bip, les détenteurs du pass journée doivent parfois patienter devant le chauffeur, carton en main, pendant qu’il vérifie quelque chose sur son écran. La raison est simple : Ohara se trouve hors de la zone tarifaire unique de Kyoto, et cette particularité change complètement la façon dont le bus fonctionne à la descente.
À retenir
- Pourquoi le chauffeur vérifie votre pass plus longtemps à Ohara que partout ailleurs à Kyoto
- Tous les passes journée n’incluent pas Ohara : lequel faut-il vraiment acheter ?
- Le système de ticket numéroté qui ralentit la descente : comment l’éviter
Sommaire
Ohara, un village qui échappe au tarif unique de Kyoto
Dans le centre-ville, prendre le bus est d’une simplicité déconcertante : on monte, on paie 230 yens, on descend, peu importe la distance parcourue. Mais certaines lignes sont hors de la « flat area » (tarif de 230 yens pour toute destination incluse), par exemple les lignes 16 et 17 pour rejoindre Ohara. Ce village niché dans les montagnes au nord de la ville, connu pour le temple Sanzen-in et ses jardins, n’est accessible que par la route. Despite its isolation, it has many temples of historical importance and the temple of Sanzenin is particularly famous for the beauty of its gardens. Take Kyoto Bus 17 or Special 17 from Kyoto Station and get off at Ohara. The trip will take about 1 hour.
Cette ligne appartient à la compagnie Kyoto Bus, distincte du Kyoto City Bus qui dessert le cœur de la ville. Kyoto Bus services departing from Kyoto Station serve areas such as Arashiyama and Sagano, Ohara and Mount Hiei. Many of these buses go outside the city’s flat fare zone. Concrètement, cela signifie que le prix du trajet grimpe avec la distance, contrairement à ce qui se passe dans l’hypercentre. Sur cette ligne, un aller simple peut coûter généralement autour de 200 à 400 yens selon l’endroit où l’on monte, un montant loin d’être anodin pour un simple trajet de bus japonais.
Le fameux ticket numéroté qui change tout
Voilà le détail que la plupart des guides touristiques survolent trop vite : sur les lignes hors zone plate, on ne monte pas par l’avant du bus mais par l’arrière, et on prend un petit ticket avec un numéro imprimé dessus. Si votre destination est hors de la zone tarifaire unique, vous devez prendre un Seiriken en montant dans le bus. Le Seiriken est un ticket sur lequel figure un numéro. Ce numéro correspond à l’arrêt où vous êtes monté. Un écran au-dessus du chauffeur affiche ensuite, en temps réel, le tarif correspondant à chaque numéro. Avant de descendre, l’écran affiche plusieurs paires de chiffres et de tarifs. Il faut confirmer le tarif selon le numéro inscrit sur le Seiriken, puis déposer le tarif et le ticket dans la caisse.
C’est ce mécanisme qui explique pourquoi, à la descente, tout ne va pas aussi vite que dans le centre. Chaque passager doit présenter son ticket, et le chauffeur (ou la machine) doit calculer le montant exact dû, ticket par ticket. Sur une ligne à tarif unique, ce calcul n’existe pas : on paie 230 yens, point final. Sur la ligne d’Ohara, chaque siège a potentiellement payé un prix différent selon son point de départ.
Pourquoi le chauffeur m’a retenu, moi et pas les autres
Avec un pass journée en poche, la logique voudrait qu’on n’ait rien à calculer : le trajet est censé être inclus, quel que soit le tarif normal. Mais la carte ne dispense pas du protocole. Il faut insérer la carte dans la fente pour imprimer la date quand on descend du bus. Ce jour-là, la prochaine fois qu’il faut prendre le bus, il suffit de montrer la carte avec la date imprimée au chauffeur avant de descendre. Si c’était ma première utilisation de la journée, le chauffeur devait s’assurer que la validation avait bien fonctionné, un instant qui, vu de l’extérieur, ressemble à un contrôle plus poussé que pour les autres passagers.
Il y a une seconde explication, plus insidieuse encore pour qui n’a pas lu les petites lignes du pass : toutes les versions du billet journée ne couvrent pas Ohara de la même façon. La version la plus répandue chez les visiteurs, le Subway & Bus One-Day Pass à 1 100 yens, inclut explicitement la destination. Kyoto Bus (Applicable Routes Listed Below) Ohara, Iwakura Muramatsu, Iwakura Jissoin Temple, Ichihara, Daikakuji, Kiyotaki & Kokedera are the routes available under the pass. Mais d’autres passes, moins chers, réservés au seul réseau de bus municipal, ne s’étendent pas jusque là-bas. Un utilisateur de forum le rappelait sans détour : le pass Kyoto n’est pas valable à Yase et Ohara ; il faut payer l’intégralité du tarif hors de la zone tarifaire fixe si on utilise un pass. Le chauffeur, en clair, vérifiait probablement que ma carte relevait bien de la bonne catégorie, celle qui absorbe le supplément lié à la distance.
Ce qu’il faut retenir avant de foncer vers Ohara
Le détail qui change tout, avant même de monter dans le bus 17 ou Special 17 à la gare de Kyoto : bien vérifier que son pass appartient à la catégorie qui couvre explicitement les lignes hors zone. Ohara, Iwakura Muramatsu, Iwakura Jissoin Temple, Ichihara, Daikakuji, Kiyotaki & Kokedera sont les lignes disponibles avec le pass, mais des lignes saisonnières limitées comme la ligne 51 Hieizan, la 90 vers Nishiyama Takao et la 95 entre Ohara et Kurama en sont exclues. le pass s’arrête littéralement à Ohara : pousser plus loin vers Kurama implique de repayer.
Autre réflexe à prendre : monter par l’arrière et attraper son ticket numéroté même avec un pass en poche, par automatisme, avant de s’installer. Cela évite l’attente gênante à la descente, quand le chauffeur doit reconstituer manuellement d’où vous êtes parti. Un détail cocasse mérite d’être signalé : certaines cartes IC classiques, comme Icoca ou Suica, fonctionnent très bien sur ces lignes hors zone et calculent automatiquement le tarif exact au moment du passage, sans discussion possible avec le chauffeur. Pour qui veut éviter tout arrêt prolongé à la descente d’un trajet vers les montagnes de Kyoto, c’est sans doute l’option la plus tranquille.
Sources : lejaponpourtous.fr | www2.city.kyoto.lg.jp
