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Fini la Sardaigne trop chère : cette côte italienne aligne les mêmes eaux turquoise aux prix des locaux


Source: DR
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Et si l’Italie gardait encore quelques secrets bien cachés, loin des criques bondées et des addition salées ? La Sardaigne fait rêver, mais ses tarifs ont pris l’ascenseur ces dernières saisons. Location de voiture au prix d’un studio parisien, transats hors de portée, restaurants qui affichent des menus dignes de Saint-Tropez… Le rêve turquoise vire parfois au cauchemar bancaire. Pourtant, à quelques centaines de kilomètres plus au sud, une autre côte italienne aligne les mêmes dégradés de bleu, les mêmes falaises spectaculaires et les mêmes plages de carte postale. Sans les prix qui vont avec. Cap sur une région oubliée des grands circuits touristiques, où l’eau reste cristalline et le porte-monnaie intact.

Ce que vous allez découvrir

  • Une petite ville perchée sur des falaises face à une mer digne des Caraïbes
  • Un aéroport bien desservi qui rend l’accès étonnamment simple
  • Des adresses locales pour manger, dormir et profiter sans exploser son budget

Tropea, le joyau calabrais qui rivalise avec les plus belles plages sardes

Perchée sur une falaise de grès qui plonge dans la mer Tyrrhénienne, Tropea a tout d’une carte postale que l’on croyait réservée à la Sardaigne. En contrebas de la vieille ville, la Spiaggia della Rotonda déroule un sable clair léché par une eau translucide, avec en toile de fond le sanctuaire de Santa Maria dell’Isola, planté sur son rocher comme un décor de cinéma. Un peu plus loin, le Capo Vaticano aligne des criques aux nuances turquoise qui n’ont rien à envier à la Costa Smeralda. La différence ? Ici, pas de yachts géants ni de clubs de plage à trois chiffres. On étend sa serviette, on plonge, on ressort. La Calabre, longtemps boudée par le tourisme international, a gardé cette authenticité brute que la Sardaigne perd un peu plus chaque saison. Les ruelles pavées sentent la focaccia chaude, les balcons débordent de linge, et les habitants prennent encore le temps de discuter sur les places ombragées.

Lamezia Terme : la porte d’entrée low-cost vers le paradis

Le secret d’un séjour réussi en Calabre tient en trois lettres : SUF, code de l’aéroport de Lamezia Terme International. Situé à une soixantaine de kilomètres de Tropea, il est desservi par plusieurs compagnies à bas coût depuis la France, avec des tarifs qui restent bien plus doux que ceux pratiqués vers Olbia ou Cagliari en pleine saison. Une fois posé, deux options s’offrent aux voyageurs. Le train direct qui longe la côte et rejoint Tropea en environ 1h30, avec des vues à couper le souffle sur la Tyrrhénienne. Ou la location de voiture, plus souple, qui permet de rayonner vers les villages perchés de l’arrière-pays et les criques inaccessibles autrement. Un vrai gain de liberté pour explorer le littoral à son rythme, sans dépendre des horaires ni des files d’attente aux embarcadères.

La Calabre entre bonnes adresses et budget maîtrisé

Ce qui rend Tropea irrésistible, c’est sa capacité à offrir un art de vivre italien sans les excès des destinations survendues. Dans les trattorias du centre historique, une assiette de fileja, ces pâtes torsadées typiques, servie avec la fameuse cipolla rossa di Tropea, ne dépassera pas quelques euros. L’oignon rouge local, doux et parfumé, se glisse partout : dans les salades, sur les bruschettas, jusque dans une glace surprenante que les habitants dégustent en fin de repas. Côté hébergement, les bed and breakfast familiaux et les petits hôtels de charme affichent des tarifs raisonnables, loin des palaces sardes. Pour la baignade, les plages publiques restent gratuites, et les eaux calmes conviennent parfaitement aux familles avec enfants, avec un fond idéal pour le snorkeling. Le soir, un spritz sur la piazza face au coucher de soleil coûte le prix d’un café à Porto Cervo. Le luxe, ici, se mesure autrement.

La Calabre prouve qu’il existe encore, en Italie, des littoraux où le turquoise n’est pas réservé aux portefeuilles bien garnis. Tropea et ses environs offrent ce mélange rare de beauté brute, de simplicité et de générosité qui faisait tout le charme de la Sardaigne il y a vingt ans. Reste une question : combien de temps avant que le reste du monde ne s’en aperçoive à son tour ?