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Vol raté, billet non remboursable : peu de gens connaissent cette démarche qui permet de récupérer une petite somme


Source: DR
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Attention aux idées reçues : un billet d’avion étiqueté « non remboursable » ne signifie pas que tout est perdu. Beaucoup de voyageurs, résignés après avoir manqué leur vol pour cause de retard, de maladie ou d’un simple contretemps, laissent filer une somme qui leur revient pourtant de plein droit. Les compagnies aériennes, elles, se gardent bien de le rappeler. Il existe une démarche simple, encadrée par la loi française, qui permet de récupérer une partie du prix du billet, même sur les tarifs les plus rigides des low cost. Et ce, sans assurance annulation, sans motif à justifier.

À retenir

  • Les taxes d’aéroport sont remboursables même sur un billet non remboursable, low cost ou non échangeable.
  • La demande doit venir du passager : aucune compagnie ne rembourse spontanément.
  • Le remboursement doit intervenir dans un délai de trente jours après réception de la demande.

Le secret bien gardé des compagnies aériennes : ces taxes que vous pouvez récupérer

Quand un billet d’avion est acheté, son prix se découpe en plusieurs lignes : le tarif de la compagnie, les surcharges et les fameuses taxes d’aéroport. Ces dernières ne se paient qu’au moment où le passager pose réellement le pied dans l’avion. Autrement dit, si l’embarquement n’a pas lieu, elles n’ont plus lieu d’être facturées. La loi Hamon, inscrite dans le Code de la consommation à l’article L224-66, impose leur remboursement à toute personne qui ne prend pas son vol, quelle qu’en soit la raison. Peu importe que le billet ait été acheté chez Ryanair, easyJet, Air France ou Transavia, et peu importe qu’il porte la mention « non remboursable ». Les taxes concernées, repérables sur la facture sous les codes QW (redevance passager) et QX (redevance internationale), doivent revenir dans la poche du voyageur. En revanche, la surcharge carburant (YQ) et la taxe de solidarité (IZ) restent, elles, généralement acquises à la compagnie.

La démarche pas à pas pour réclamer votre dû sans se décourager

La première chose à savoir, c’est qu’aucune compagnie ne prendra les devants. La demande doit venir du passager lui-même, formulée noir sur blanc. La plupart des transporteurs proposent un formulaire dédié sur leur site, souvent bien caché dans les rubriques d’aide ou de service après-vente. Il faut y indiquer le numéro de réservation, les coordonnées bancaires et joindre une copie du billet non utilisé. Point important : lorsqu’elle est effectuée en ligne, la démarche doit être gratuite. Si le passager passe par un autre canal, courrier ou téléphone par exemple, la compagnie peut prélever des frais, plafonnés à 20 % du montant remboursé. Une fois la demande envoyée, le transporteur dispose de trente jours pour procéder au versement. Passé ce délai, il s’expose à une amende administrative pouvant atteindre 15 000 euros. Autant dire qu’un simple mail de relance, ferme et documenté, suffit souvent à débloquer les situations.

Ce qu’il faut retenir avant de renoncer à un billet perdu

Les sommes récupérées varient énormément selon la destination et l’aéroport de départ. Sur un vol court intra-européen, le remboursement tourne parfois autour d’une dizaine d’euros. Sur un long-courrier au départ de Roissy ou d’Orly, la note peut grimper jusqu’à 50 ou 80 euros par passager. Multiplié par une famille de quatre, cela représente une somme loin d’être négligeable. Et ce droit reste ouvert même sans assurance annulation, un contrat qui, de toute façon, ne couvre jamais les taxes d’aéroport. Alors avant de jeter le billet imprimé au fond d’un tiroir, mieux vaut prendre quelques minutes pour envoyer sa demande. Le pire qui puisse arriver, c’est un refus. Le meilleur, c’est un virement inattendu quelques semaines plus tard.

Un vol raté n’est jamais une bonne nouvelle, mais renoncer à ce qui revient de droit l’est encore moins. Cette petite démarche, méconnue et pourtant parfaitement légale, permet de limiter la casse sans négociation compliquée ni assurance coûteuse. La prochaine fois qu’un imprévu fait basculer un voyage, le premier réflexe pourrait bien être de sortir la facture du billet et d’y repérer ces fameux codes QW et QX. Et si tout le monde s’y mettait, les compagnies aériennes finiraient peut-être par proposer ce remboursement d’office ?