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On vérifie tous son bagage cabine sur le gabarit Ryanair, sauf que chez Vueling il ne passe plus depuis ce changement

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Un sac qui glisse sans problème sous le gabarit Ryanair à l’aéroport de Beauvais peut se retrouver recalé deux semaines plus tard sur un vol Vueling vers Barcelone. Le paradoxe n’a rien d’illogique une fois qu’on regarde les chiffres de près : les deux compagnies affichent aujourd’hui la même limite pour le petit sac gratuit, mais tout le reste, le contrôle, les tarifs de dépassement et la façon dont le bagage se déforme une fois rempli, joue en défaveur des voyageurs qui pensent avoir trouvé la taille magique valable partout.

À retenir

  • Ryanair et Vueling affichent la même limite (40 × 30 × 20 cm) mais appliquent le contrôle très différemment
  • Vueling est la deuxième plus chère en cas de dépassement : jusqu’à 75 € contre 46-70 € chez Ryanair
  • Un sac souple mesuré à plat chez Ryanair gonfle et coinc chez Vueling une fois rempli

Pourquoi tout le monde se réfère au gabarit Ryanair

Ryanair a longtemps été la référence absolue en matière de sac cabine minuscule. Pendant des années, le format gratuit sous le siège est resté volontairement étriqué, avant qu’un changement notable n’intervienne. Depuis septembre 2026, Ryanair autorise un sac gratuit de 40 × 30 × 20 cm (contre 40 × 25 × 20 cm auparavant) pour tous les passagers, sans supplément. Cet élargissement a été largement commenté, au point que beaucoup de voyageurs ont fini par considérer ce format comme le nouvel étalon universel du sac low-cost.

Ce réflexe n’est pas totalement infondé. Le format 40 × 30 × 20 cm s’est imposé comme le standard du sac gratuit chez la plupart des low-cost, dont Ryanair, Wizz Air, Transavia, Vueling et Volotea. Sur le papier, un sac calibré pour Ryanair devrait donc théoriquement passer chez Vueling aussi. C’est là que le bât blesse : la théorie et la pratique de l’aéroport ne racontent pas toujours la même histoire.

Chez Vueling, le même chiffre ne veut pas dire la même tolérance

Vueling applique la limite de 40 x 30 x 20 cm pour son sac personnel gratuit, quel que soit le tarif choisi. Pour les voyageurs au tarif le plus bas (Fly Light), seul le sac de 40 × 30 × 20 cm sous le siège est gratuit, et le bagage cabine payant inclut l’embarquement prioritaire. Le souci ne vient donc pas d’une taille cachée ou revue à la baisse, mais de la sévérité du contrôle et du montant de la sanction si le sac dépasse d’un centimètre.

Ryanair, Vueling et Wizz Air installent des gabarits métalliques à la porte d’embarquement sur la plupart des vols, et les agents vérifient systématiquement les bagages qui semblent trop grands, sans discussion possible en cas de dépassement. Et sur ce terrain, Vueling n’a rien à envier à Ryanair. La compagnie espagnole arrive en deuxième position sur le podium des compagnies les plus chères en cas de dépassement, avec une facture pouvant atteindre 75 euros pour une valise cabine ajoutée à l’embarquement, le tarif le plus élevé parmi les grandes low cost européennes. si le bagage à placer sous le siège dépasse la taille maximale de 40 x 30 x 20 cm, il peut être enregistré en soute moyennant des frais de 60 à 75 € par article et vol, et si la valise à mettre dans le compartiment dépasse 55 x 40 x 20 cm, l’enregistrement peut coûter de 110 à 140 € par article et par vol.

Comparez avec Ryanair, où les frais de mise en soute imprévue pour le petit sac se situent plutôt dans une fourchette de 46 à 70 euros selon les sources. L’écart n’est pas énorme en valeur absolue, mais il suffit à faire mal quand on pensait avoir vérifié son sac correctement le matin même.

Le piège du sac qui gonfle une fois rempli

La vraie faille ne se joue pas sur le papier, mais dans le sac lui-même. Le scénario se répète à chaque embarquement low-cost : le sac vendu compatible cabine sur l’étiquette, mesuré à plat, parfaitement dans les clous, mais qui, une fois rempli, poignées et roues comprises, gonfle et dépasse le gabarit de la compagnie la plus stricte. Un sac souple tassé pour rentrer dans le gabarit Ryanair au départ peut très bien s’être élargi de deux ou trois centimètres au retour, après quelques achats glissés dans les poches extérieures.

Toutes les compagnies mesurent d’ailleurs le bagage dans son intégralité, roues et poignées incluses. La grande valise cabine, qu’elle se place dans le compartiment au-dessus du siège, ne doit pas dépasser 55 × 40 × 20 cm pour un poids maximum de 10 kg, et ces dimensions incluent les roues et les poignées : le bagage complet doit rentrer dans ce gabarit. Un sac « limite » chez Ryanair au comptoir d’enregistrement, où les contrôles restent parfois moins systématiques selon l’affluence, peut donc franchement coincer à la porte Vueling si l’agent applique le gabarit à la lettre.

Le contexte réglementaire n’aide pas à clarifier les choses. La réforme européenne adoptée début juillet 2026 a été largement présentée dans la presse comme une garantie universelle, alimentant l’idée d’une taille unique valable partout. Or cette réforme ne standardise pas les dimensions du bagage cabine (trolley) et n’impose pas sa gratuité universelle, contrairement à ce qu’ont annoncé de nombreux titres de presse ; sa principale avancée reste la transparence tarifaire. chaque compagnie continue de fixer ses propres règles pour tout ce qui dépasse le simple sac sous le siège, et rien n’oblige Vueling à aligner sa tolérance sur celle de Ryanair, même si les deux affichent le même chiffre sur leur site.

Un détail mérite d’être gardé en tête avant de refaire sa valise : certaines fiches produits mentionnent encore, pour Vueling, un article personnel distinct de 35 × 20 × 20 cm en plus du sac principal, une catégorie que Ryanair ne prévoit pas sous cette forme. De quoi rappeler qu’un gabarit qui rassure sur une compagnie ne dispense jamais de vérifier la grille tarifaire exacte de celle qu’on s’apprête réellement à prendre, surtout quand la facture à la porte grimpe plus vite chez l’une que chez l’autre.