Six heures et demie dans les airs, et le décor change complètement : dômes turquoise, caravansérails de brique cuite, bazars couverts où l’on marchande des tapis tissés à la main. Ce n’est pas Marrakech, mais l’Ouzbékistan, avec ses trois cités historiques de Samarcande, Boukhara et Khiva. Un vol direct Paris-Tachkent dure 6h35 en vol direct, à peine plus long que certaines liaisons vers les Caraïbes, pour un dépaysement autrement plus radical que la médina marocaine.
- Paris à Tachkent dure 6h35 en vol direct avec deux rotations hebdomadaires et exemption de visa pour 30 jours.
- Samarcande, Boukhara et Khiva sont trois villes UNESCO avec une atmosphère bien plus calme que la médina marocaine.
- Le printemps offre des températures de 15 à 27°C, idéales pour visiter sans la chaleur écrasante de l’été ou la foule de Marrakech.
- Le coût de la vie reste parmi les plus bas d’Asie avec un excellent rapport qualité-prix face aux riads hors de prix.
Sommaire
Un accès plus simple qu’il n’y paraît
L’argument du visa a longtemps freiné les curieux. Il ne tient plus : les citoyens français bénéficient d’une exemption de visa pour les séjours jusqu’à 30 jours et des vols directs relient Paris à Tachkent deux fois par semaine.
Deux fois par semaine, pas tous les jours.
Il faut donc caler son séjour à l’avance, contrairement aux rotations quotidiennes vers Marrakech assurées par plusieurs compagnies low-cost. Uzbekistan Airways opère la liaison depuis Roissy, sans concurrence directe sur ce tronçon. Le trajet coûte plus cher qu’un aller-retour marocain, mais reste raisonnable pour un vol long-courrier. Et le nombre de voyageurs français grimpe vite : en 2025, l’Ouzbékistan a accueilli 29 558 visiteurs français, soit une hausse de 26 % par rapport à l’année précédente, et la tendance s’accélère encore en 2026 avec près de 15 000 visiteurs français enregistrés sur les six premiers mois.
Une progression confirmée à l’échelle européenne : les visiteurs allemands ont augmenté de 25 %, tandis que la France et le Royaume-Uni affichaient une hausse de 21 % sur les huit premiers mois de l’année.
Trois médinas, trois ambiances
Samarcande ouvre le bal avec le Registan, cette place bordée de trois médersas monumentales couvertes de mosaïques bleues. Boukhara, elle, mérite son surnom de ville sainte : la ville aux 365 mosquées possède un artisanat et des caravansérails légendaires. Khiva referme le triptyque avec sa vieille ville fortifiée, où le temps semble suspendu derrière les remparts en pisé.
Rien à voir avec les venelles animées et bruyantes de la médina marocaine.
Les trois villes partagent un point commun de taille : Samarcande, Boukhara et Khiva sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, témoignant d’une histoire millénaire qui continue de fasciner les visiteurs du monde entier. À Khiva particulièrement, le site d’Itchan Kala fonctionne comme un musée à ciel ouvert classé UNESCO, figé dans le temps. Se déplacer d’une cité à l’autre est devenu bien plus confortable qu’il y a dix ans, grâce au train à grande vitesse Afrosiyob : le réseau s’étend désormais avec des connexions plus rapides entre Tachkent, Samarcande, Boukhara et Khiva. Comptez deux heures de rail entre Tachkent et Samarcande, contre plusieurs jours de piste au siècle dernier.
Le budget suit la même logique de contraste. Le coût de la vie reste parmi les plus bas d’Asie, avec un rapport qualité-expérience remarquable, loin des riads hors de prix de la haute saison marrakchie.
Pourquoi le printemps change tout
À Marrakech, le printemps rime avec cars de touristes et files d’attente devant la Koutoubia. En Ouzbékistan, c’est l’inverse : la saison reste discrète, portée par un événement local plutôt que par un afflux de visiteurs occidentaux. Le 21 mars marque Navruz, le Nouvel An persan, qui est la fête la plus importante d’Ouzbékistan, avec ses tables dressées dans la rue et ses concerts improvisés.
Le climat, lui, joue en faveur du voyageur pressé de fuir la chaleur.
Avril, mai, septembre et octobre représentent la période idéale pour un séjour, avec des températures oscillant entre 15°C et 27°C selon les zones, loin des 40°C écrasants de l’été à Khiva ou Boukhara. La nature accompagne le mouvement : les amandiers fleurissent dans les jardins de Samarcande tandis que les champs de pavots rougeoient dans la vallée de Fergana. Une balade matinale devant les médersas devient un rituel photogénique à part entière, quand le Registan de Samarcande se découvre sous 24°C en avril, sans la cohue.
Les nuits restent fraîches, parfois franchement froides dans le désert. Prévoir une polaire pour le soir n’a rien d’excessif, même en pleine journée de 25°C.
Le régime d’entrée continue de s’ouvrir : le régime sans visa de l’Ouzbékistan couvre désormais les citoyens de 94 pays, un signal clair envoyé aux voyageurs occidentaux encore hésitants. Reste un détail à anticiper avant de réserver : les billets Paris-Tachkent se vendent vite sur les deux seules rotations hebdomadaires, bien avant les vacances de printemps.
Sources : visiter-ouzbekistan.fr | ou-et-quand.net | voyage-ouzbekistan-surmesure.fr

