Cinq resorts, une seule certification, mais un signal clair envoyé aux voyageurs lassés des discours creux sur l’écologie. Sun Siyam Resorts vient d’obtenir le label Green Globe pour l’intégralité de son portefeuille maldivien, et cette reconnaissance se traduit par des gestes très concrets: les bouteilles en plastique ramassées sur les plages ne finissent plus à la poubelle, elles deviennent tables, bancs ou chaises longues installées dans les jardins et les chambres.
De quoi séduire ceux qui rêvent de partir à la découverte du monde sans laisser une empreinte plastique derrière eux.
- Les cinq resorts de Sun Siyam aux Maldives obtiennent tous la certification Green Globe pour leurs pratiques durables.
- Un centre de recyclage transforme plus de 10 000 kg de plastique par an en mobilier extérieur et jardinières pour les resorts et communautés voisines.
- Deux resorts déploient 4 110 kWp de capacité solaire produisant 6 millions de kWh annuels et réduisant les émissions de CO₂ de 4 458 tonnes.
Sommaire
Cinq resorts certifiés, un label qui couvre tout le portefeuille
Sun Siyam a franchi une étape majeure dans sa démarche de durabilité, avec ses cinq resorts aux Maldives obtenant tous la certification Green Globe, qui couvre Siyam World, Sun Siyam Iru Fushi, Sun Siyam Olhuveli, Sun Siyam Iru Veli et Sun Siyam Vilu Reef, saluant les efforts déployés à l’échelle du groupe pour intégrer des pratiques plus responsables dans le fonctionnement quotidien des établissements, qu’il s’agisse d’énergie renouvelable, de gestion des déchets ou de préservation marine.
Bien plus qu’un simple label environnemental, Green Globe est l’un des programmes de certification internationaux reconnus du secteur, dont le référentiel pour hôtels et resorts évalue les établissements selon 44 critères fondamentaux, appuyés par plus de 400 indicateurs de conformité répartis en quatre grands domaines: gestion durable, responsabilité sociale et économique, patrimoine culturel et protection de l’environnement.
La totalité du portefeuille maldivien de Sun Siyam est concernée.
Le plastique ne quitte plus les îles, il devient mobilier
Développé en collaboration avec l’ONG CLEAN Maldives, le centre installé à Siyam World transforme des matériaux comme des bidons usagés et des fûts en plastique en objets tels que du mobilier extérieur et des jardinières, offrant une solution circulaire à des déchets qui devraient sinon quitter l’île.
La structure transforme les plastiques jetés par le resort et par les communautés voisines en objets pratiques comme des bains de soleil, des jardinières et du mobilier d’extérieur, en recyclant plus de 10 000 kg de plastique chaque année.
Un modèle qui repose sur un partage précis des objets fabriqués. Dans un système de valeur partagée, 60 % des objets recyclés restent au resort, tandis que 40 % sont distribués par CLEAN Maldives, certains étant même destinés à des usages publics.

Le centre a étendu ses activités au-delà des seuls déchets du resort en traitant aussi le plastique de Kudafari, une île habitée voisine.
Une épave de thonier devenue récif vivant à Noonu Atoll
Sous l’eau aussi, le groupe transforme les rebuts en ressources. Cette transition d’une épave à un récif vivant constitue le socle de Wreck to Reef, l’initiative annuelle de conservation océanique de Siyam World placée sous le programme Sun Siyam Cares.
Le navire, mesurant 66,36 mètres pour 499 tonnes et construit à l’origine au Japon dans les années 1980, a été nettoyé puis remorqué jusqu’à Noonu Atoll après l’obtention de l’accord du gouvernement en août 2024. Il a ensuite été coulé intentionnellement en octobre 2024 dans les eaux du resort, à proximité d’un récif existant, pour créer un nouveau site de plongée tout en favorisant le développement de l’habitat marin.
Repositionné à l’endroit au début de l’année 2025 par une équipe locale à l’aide d’équipements de levage, l’ancien thonier peut désormais être exploré en toute sécurité par les plongeurs.
Requins de récif, raies, tortues et une variété d’espèces de poissons ont déjà été observés autour de la structure, tandis que des coraux commencent à se former sur la coque en acier. La première édition de Wreck to Reef s’est tenue du 11 au 15 juin 2026, réunissant plongeurs, scientifiques, créateurs de contenu et défenseurs de l’océan autour du lancement de l’épave et du début de sa transformation.
Le soleil prend le relais du diesel
Sur Siyam World et Sun Siyam Olhuveli, le projet déploie une capacité solaire installée combinée de 4 110 kWp, pour une production annuelle de clean energy estimée à 6 024 881,99 kWh, des économies de diesel de 1 292 289,12 dollars par an et une réduction des émissions de CO₂ de plus de 4 458 tonnes chaque année, avec un taux de couverture énergétique de 17 % à Siyam World et 12 % à Sun Siyam Olhuveli.
Les deux resorts exploitent des systèmes solaires hybrides couplés à du stockage par batteries, conçus et installés par le partenaire technologique sri-lankais Hayleys Fentons. Les installations ont été achevées en décembre 2025, marquant une première étape dans un plan bien plus large. Reste que ces chiffres ne sont pas anecdotiques pour un archipel où le diesel importé pèse lourd sur les coûts d’exploitation des resorts.
Siyam World dispose de 1 720 kWh de stockage par batteries, contre 537,5 kWh pour Sun Siyam Olhuveli.
Ces chiffres contribuent à l’objectif national des Maldives de 33 % de pénétration des énergies renouvelables d’ici 2028 et à son ambition de neutralité carbone pour 2030. Sun Siyam s’est fixé pour objectif d’atteindre 50 % d’usage d’énergies renouvelables d’ici 2030, en appliquant un modèle solaire évolutif à l’ensemble de ses propriétés.
La démarche ne s’arrête pas aux panneaux solaires ni aux bacs de tri. En tant qu’entreprise hôtelière détenue à 100 % par des Maldiviens, Sun Siyam continue d’investir dans l’emploi local, les apprentissages et les formations pour les jeunes Maldiviens, tout en travaillant avec les communautés insulaires et les comités de développement des femmes pour créer des sources de revenus durables et renforcer les chaînes d’approvisionnement locales.
De quoi rappeler qu’aux Maldives, la durabilité touristique ne se résume jamais à une histoire de panneaux photovoltaïques ou de mobilier recyclé, elle se joue aussi, et peut-être surtout, sur les îles habitées voisines des resorts.

